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Hyperloop, taxis volants et autres transports du futur…

Les modes de transport de demain se développent à vitesse grand V. Préoccupation écologique, décongestion des centres urbains, réduction des temps de trajets… la course technologique et économique bat son plein. 

Qui n’a jamais rêvé de conduire la DeLorean de Retour vers le futur ou le Spinner de Blade Runner ? Aujourd’hui, les rêves de Jules Verne ne relèvent plus de la science-fiction. Embarquement à bord des engins de demain. 

Les taxis volants, premiers objets volants bientôt identifiés ?

Pour échapper aux embouteillages, rien de tel que de prendre de la hauteur. Le taxi volant chinois Ehang 184 a ainsi déjà été testé par une quarantaine de personnes. Totalement électrique, ce drone-taxi, qui peut transporter un passager, est totalement autonome et dépourvu d’instruments de vol. Le client commande sa course via une application sur son smartphone. Une fois à bord, il indique sa destination à l’aide de la tablette tactile qui se trouve devant lui et en avant. Le drone est suivi par un centre de contrôle au sol avec lequel il communique par une liaison 4G. Avec une autonomie de 25 minutes de vol et la possibilité de voler jusqu’à 300 mètres d’altitude, l’Ehang peut effectuer des trajets urbains qui n’excèdent pas 50 kilomètres à une vitesse maximum de 100 km/h. Les Vahana et CityAirbus d’Airbus, les allemands Volocopter 2X et Lilium Jet, l’israëlien CityHawk ou les américains Joby et SureFly sont également en phase de test. Ils nécessitent néanmoins d’être rechargés pendant trois heures après leur utilisation. Si les fabricants pensent qu’ils pourraient être commercialisés d’ici un à cinq ans, les experts estiment qu’ils ne pourront pas être mis en service avant dix, quinze ans. Le temps nécessaire pour adapter les réglementations et régler tous les problèmes de sécurité.

L’Hyperloop, le train du futur

Sur la terre ferme, le projet Hyperloop est celui qui suscite le plus d’attentes. Il s’agit d’un train sous forme de capsules hermétiques (les pods), pouvant contenir 28 passagers, placées sur des coussins d’air et propulsées grâce à des aimants dans un tube à très basse pression. Le même principe que l’envoi du courrier par pneumatiques. Ce train pourrait atteindre une vitesse de pointe de plus de 1200 km/h et relier Los Angeles à San Francisco en moins de 30 minutes contre 5h de voiture actuellement. L’Hyperloop s’auto-alimente en énergie grâce à des panneaux solaires. Son coût de construction est estimé à 11 milliards de dollars par km2. Cela semble considérable mais l’installation du TGV en France fût bien plus chère : entre 15 et 30 milliards par km2.

Trois entreprises travaillent à la confection de ce projet ouvert à tous. Début octobre, Hyperloop TT a dévoilé sa première capsule et va effectuer d’ici peu un premier « kilomètre test » à Toulouse. La société américaine a conclu un accord avec la Slovaquie pour mettre en place d’ici 2020 deux Hyperloop capables de faire Bratislava-Vienne en huit minutes et Bratislava-Budapest en une dizaine de minutes. L’autre entreprise américaine Hyperloop One a elle déjà effectué des tests près de Las Vegas et son prototype a atteint 387km/h sur une piste de moins de 500 mètres. Bien loin de la vitesse de pointe annoncée. Elle travaille actuellement à la mise en place pour 2020 d’une ligne qui doit relier Dubaï à Abu Dhabi en 12 minutes. Enfin, la société canadienne TransPod planche sur un trajet reliant Montréal à Toronto en moins d’une demi-heure et espère avoir l’approbation des autorités pour mettre en circulation son Hyperloop entre 2020 et 2025.

Le Vindskip, un cargo-écolo

En 2050, les volumes de fret maritime seront multipliés par plus de quatre, selon les prévisions du Forum international des transports. Ce trafic représentera alors la principale source d’émission de gaz à effet de serre sur la planète. Limiter l’impact des cargos sur l’environnement est devenu un enjeu majeur pour les constructeurs. La société norvégienne Lade AS a donc imaginé utiliser la coque du bateau comme une voile, en inventant le Vindskip. Un navire marchand à propulsion hybride. La vitesse souhaitée est d’abord atteinte à partir d’un système de moteurs à propulsion par GNL (gaz naturel liquéfié). Puis, c’est la force du vent qui prend le relais, grâce à une coque en métal de 49 mètres de haut, incurvée comme une feuille qui joue le rôle d’une voile. Avantages : une consommation en carburant réduite de 60 % et les émissions de CO2 de 80 %. Quand le souffle est trop faible pour maintenir la vitesse de croisière, un régulateur de vitesse déclenche le système de propulsion au GNL qui vient à la rescousse. Programmé avant de larguer les amarres, un logiciel réactualisera les données en continu pour calculer les meilleures trajectoires, l’angle de vent optimal et ainsi trouver le trajet le plus économique et écologique.

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