Previous Next

Tokyo : laboratoire de mobilité intelligente ?

mobilité tokyo

Avec les Jeux Olympiques de 2020 en ligne de mire, la mobilité dans la capitale japonaise tire parti des nouvelles technologies.

Considérée comme une des villes les plus intelligentes au monde, la capitale nippone est devenue ces dernières décennies un incroyable territoire d’innovation digitale et d’expérimentation. La mobilité intelligente, une mobilité où les moyens de transport sont optimisés et plus durables, est sans aucun doute son point fort. Tokyo offre une grande variété de modes de transport et de services d’information permettant d’optimiser les parcours en temps réel, un véritable gain de temps pour les voyageurs. Une donnée non négligeable dans une ville, où la circulation est saturée.

Des véhicules connectés

Constructeurs automobiles, opérateurs télécom, mais aussi équipementiers, sociétés informatiques et spécialistes de la navigation travaillent de concert pour améliorer les systèmes télématiques des véhicules. Des systèmes qui sont capables de gérer de grandes quantités d’informations en temps réel. Tokyo dispose ainsi d’un service info trafic « Big Data » mis en place par Toyota depuis 2013. Il repose sur un maximum d’informations récoltées via des services télématiques – emplacement des voitures sur une route donnée, vitesse de chacune d’elle, densité du trafic, travaux, accidents. Toutes ces données sont transmises aux usagers, qui peuvent collaborer à travers leur tablette, PC ou Smartphone. Ces informations peuvent servir à planifier des itinéraires, régler le rythme des feux de circulation ou encore guider les services de secours.  Elles seront également utiles pour alimenter les systèmes de transports intelligents (ITS), un secteur où le Japon maintient son leadership mondial. Les véhicules connectés et autonomes constituent en effet le grand défi de l’industrie automobile japonaise.

Objectif JO 2020

Avec le soutien du gouvernement, ce véhicule du futur devrait être présenté au reste de la planète à l’occasion des Jeux Olympiques de Tokyo, à l’été 2020. Si ce produit-vitrine entend exposer le savoir-faire des industriels japonais, il tend à remplir une autre fonction au sein de la société nipponne : permettre à la population des seniors isolés dans les zones rurales de conserver leur mobilité tout en respectant les règles de sécurité. Le Japon vise à commercialiser ces voitures autonomes d’ici 2020/2025. Le calendrier fixé par l’exécutif prévoit en effet l’introduction de ce système autopilote avancé pour des services de transports dans les zones rurales avant 2025.

Le compte à rebours est donc lancé pour les constructeurs automobiles. Le premier grand test sera réalisé avec le transport des athlètes et spectateurs des JO sur les différents sites des épreuves dans des flottes de véhicules sans conducteur. Pour y parvenir, le pays compte sur ses champions locaux de l’industrie. Un partenariat vient d’être signé entre le spécialiste de la robotique nippon ZMP (qui avait commercialisé un premier mini-véhicule robotisé dès 2011) et la société de taxis Hinomaru Kotsu, l’une des dix plus importantes de la capitale. Les taxis, qui constituent une flotte de 60 000 véhicules, – c’est-à-dire plus que Londres, Paris et New-York réunis -, ont contribué à la diffusion de la mobilité électrique auprès du grand public depuis déjà une dizaine d’années. Si les véhicules autonomes se développent à grande échelle, leur avenir en sera sans doute affecté.

Ville du futur, Tokyo pourrait être également la première smart city à disposer de véhicules volants. Toyota, partenaire officiel des olympiades, soutient en effet un projet de voiture aérienne, baptisé le « Cartivator » mais qui reste encore à l’état d’expérimentation.

Share this article

There are no comments.

Add a comment

*Mandatory fields