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Appliquons la technique Internet au fret routier !

Internet et les routes, des vrais jumeaux ?

Sur Internet, avec le protocole TCP/IP, les informations sont divisées par paquets, envoyées sur le réseau sur lequel elles suivent des parcours différents pour arriver sur l’ordinateur final, où elles sont regroupées, vérifiées, et l’information initiale est reconstituée et délivrée à l’utilisateur. Quel rapport avec les livraisons de marchandises, direz-vous ?

Sur les voies d’accès aux grandes villes, se déplacent un nombre presque infini de coffres de voitures vides, arrimés à leur conducteur à environ 1,5 m de distance. Ces coffres, accompagnés du reste de la voiture et du conducteur, se retrouvent statistiquement à peu près partout en ville.

Imaginons les expéditeurs de marchandises utiliser cette capacité de transport inutilisée pour déplacer leurs colis : on éviterait un grand nombre de déplacements en camion et de retours à vide et donc d’émissions de CO2, NOx et autres particules. Reste à être créatif sur un point : comment faire passer les marchandises facilement d’un coffre de voiture à un autre, sans faire perdre de temps aux conducteurs et en assurant une livraison à bon port dans un délai raisonnable ?

                  Comment un tel système peut-il fonctionner ? Imaginons…

La nature des marchandises

Premier impératif : ce système ne peut concerner que les marchandises non périssables, à longue durée de vie et tant qu’à faire standardisées (conserves, tetra packs, chaussures, etc.). Parce qu’on ne peut envisager de garder une caisse de salade ou un kilo de viande 2 heures dans un coffre !

Le passage de relais

L’idée de base est que les conducteurs ne fassent pas de trajets supplémentaires mais déchargent leurs marchandises sur un point de leur parcours devant lequel ils passeraient de toute façon.

Les lieux de chargement / déchargement sont le noyau dur de ce système. Ils doivent être nombreux et pratiques. Autour des grandes villes, on peut imaginer que les stations-services jouent ce rôle ; en ville ça pourrait être, pour commencer, les aires de déchargement des supérettes et supermarchés.

Charger / décharger c’est bien, à bon port, c’est quand même mieux !

Comment le conducteur sait-il où il doit déposer un colis ? A l’heure où probablement tout automobiliste est muni d’un GPS ou d’un smartphone, le développement d’applications spécialisées ne devrait pas poser de problème. Grâce à ces applications, je sais où je peux laisser mes marchandises (où un autre automobiliste les prendra pour les amener plus loin) et en récupérer d’autres pour les rapprocher de leur destination finale. L ’auto-stop pour marchandises serait né !

 

Pourquoi s’embêter à charger / décharger ?!

Quelles contreparties imaginer pour que le système soit économiquement viable ? On peut imaginer une rémunération financière, calculée au prorata des tonnes.km que le conducteur fait réaliser aux marchandises. On peut aussi imaginer des rémunérations en nature ou service à choisir par le conducteur. Par exemple, je transporte des conserves pour un grand supermarché, il me crédite mon compte de points que je peux utiliser en produits alimentaires, en biens culturels, assurances, etc. Tous mes crédits seraient comptabilisés sur mon profil dans l’application « auto-stop pour marchandises ».

Pourquoi s’embêter à changer ?

Qu’auraient les chaînes de distribution à gagner avec ce système ? Des économies de coûts bien sûr mais aussi un lien plus resserré avec une partie de leur clientèle et l’attraction de nouveaux clients : les automobilistes qui se sont arrêtés dans le magasin pour apporter la marchandise (au lieu de passer devant le magasin sans s’y arrêter) et se retrouvent dans le magasin avec un coffre vide… qui ne demande qu’à être rempli !

Le business case reste à faire : discutons-en !

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