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StelLab : retour sur 5 ans d’open innovation automobile

Le 15 octobre 2015, le StelLab (Science Technologies Exploratory Lean LABoratory) a fêté ses 5 ans ! Cette structure d’animation des partenariats scientifiques a pour mission de créer un réseau interdisciplinaire d’échanges entre scientifiques et ingénieurs et experts de PSA Peugeot Citroën.
Son ambition : identifier et développer les nouvelles technologies et innovations qui constitueront la mobilité du futur.
Pour en apprendre davantage sur ce réseau d’open innovation hors du commun, j’ai rencontré son créateur, Sylvain Allano, Directeur scientifique chez PSA Peugeot Citroën.

Comment est né le StelLab ?

Sylvain Allano : « Le StelLab est né du souhait d’ouvrir le Groupe aux universités et écoles, dans un contexte d’open innovation. Il devait nous permettre de préparer les grands virages technologiques qui nous attendent. Nous avons identifié avec des ingénieurs de recherche et experts du Groupe des campus d’excellence, performants, avec lesquels ils avaient déjà eu de bonnes expériences, en France et dans le monde. Nous avons créé dix OpenLabs en France et d’autres à travers le monde (Chine, Brésil, États-Unis, …). Nous avons également deux cellules d’innovation en Suisse et à Singapour et des antennes de la Direction recherche et ingénierie avancée (DRIA) à l’étranger comme en Chine, au Brésil ou en Espagne. Ces antennes sont des relais innovation, comme des extensions de la DRIA à l’international.

stellab_logo

Nous avons baptisé ce réseau « StelLab » : le mot vient de « stella », l’étoile de mer que l’on peut aussi voir sur le logo. Ça représente bien notre réseau : le cœur de l’étoile est à Vélizy, ses branches étendues vers l’extérieur, elle est ancrée mais reste très agile et mobile. Au bout de deux ans, nous sommes passé de l’étoile à « la toile », notre organisation est devenue plus transversale, tout n’est plus centré sur Vélizy. Les différents OpenLabs travaillent entre eux, ils s’entre-enrichissent et ça nous permet de faire émerger des technologies disruptives que nous appelons les « pépites ». « 

Quels sont les résultats du StelLab ?

S.A. : « Une trentaine de technologies en rupture sont nées, certaines seront bientôt prêtes à être intégrées à des projets véhicules. Le StelLab a créé de véritables relais de compétences, chaque OpenLab est comme une extension du champ d’expertise du Groupe, sur lequel nous pouvons nous appuyer. L’open innovation reste au centre du projet et le réseau fait des émules. Nous pensons que des startups, créées par des universitaires issus de nos OpenLabs, vont naître. Je me suis fixé l’objectif que se créent autant de startups que d’OpenLabs !
Tous les laboratoires ont demandé à renouveler leurs contrats avec nous et les OpenLabs incluront bientôt également des industriels non concurrentiels avec qui nous pourrons partager des programmes de recherche ouverts. En effet, Ce qui nait dans les OpenLabs peut parfois trouver des applications dans d’autres secteurs que l’automobile. Cette intégration de la dimension inter-industriels est importante pour le futur du StelLab.
Enfin, il y a un effet collatéral assez surprenant, que j’appelle l’ »effet parking » et qui contribue à la  diffusion des trois marques du Groupe. L’observation périodique depuis cinq ans des parkings des bâtiments universitaires abritant nos OpenLabs, – surtout dans des régions où n’avons pas de site industriel -; montre que la part de voitures de nos trois marques y est croissante, ce qui signifie que les chercheurs qui travaillent avec nous dans ces OpenLabs optent de plus en plus pour des voitures de nos marques ! Les OpenLabs génèrent ainsi de nouvelles zones d’influence du Groupe en région, mais cela ne fonctionne que si on est fidèle, si on s’installe dans la durée. »

À titre personnel, que retirez-vous de ces 5 ans d’open innovation ?

S.A. : « Ce que je retiens de ces 5 ans de StelLab, c’est avant tout une preuve de confiance. Nous avons construit le réseau StelLab à un moment très difficile pour le Groupe, mais pourtant j’ai toujours été soutenu et encouragé, même s’il a bien sûr fallu faire preuve d’innovation frugale sans moyens supplémentaires. Dans les moments de tempête, c’était formidable de construire pour préparer le futur technologique du Groupe. C’était une belle leçon humaine de confiance. Ça a aussi été une belle surprise de voir nombre d’universitaires qui se sont embarqués dans cette aventure avec nous devenir des passionnés du produit automobile. Il y a eu une vraie dynamique, une solidarité importante pour faire avancer ce projet commun, par amour de notre travail mais aussi par passion pour l’automobile. »

De quoi sera fait l’avenir du StelLab ?

S.A. : « Il y aura dans les années qui viennent des créations de nouveaux OpenLabs qui accompagneront le Groupe à l’international. Nous travaillons actuellement pour sur le montage de notre premier OpenLab en Afrique. Pour la France, nous entrons dans la phase de renouvellement de nos OpenLabs en élaborant avec nos partenaires académiques les nouveaux programmes de recherche en cohérence avec les priorités du Groupe pour l’innovation. Sur le plateau de Saclay, nous allons rationaliser et renforcer nos partenariats dans le cadre d’une initiative PSA Tech@ Paris-Saclay. Le StelLab prépare ainsi sa deuxième vie, à partir de 2016 et nous l’avons musclé pour en faire un StelLab 2.0, l’un des quatre écosystèmes de la politique d’open innovation du Groupe ! »  

Présentation du réseau d’open innovation automobile

StelLab Le réseau StelLab se compose de trois volets complémentaires :
Les OpenLabs : laboratoires communs entre PSA Peugeot Citroën et des universités et écoles d’ingénieurs, basés sur les campus. Chaque OpenLab travaille sur une thématique, grâce à son équipe composée d’étudiants, doctorants, enseignants, chercheurs et ingénieurs de PSA Peugeot Citroën. Les OpenLabs alimentent le Groupe en « pépites », des technologies disruptives qui répondent à des besoins technologiques ou des attentes marketing (« Techno ou Market Pull ») ou parfois anticipent des demandes futures (« Techno Push »).
Les cellules d’innovation : répondent au besoin d’intelligence technologique, remontent les signaux faibles et tendances technologiques mais aussi sociétales. Les cellules d’innovation alimentent le Groupe en signaux faibles, tendances naissantes, propositions technologiques et idées émergeantes.
Les chaires académiques : attribuées à des universités et écoles, ces chaires n’ont pas vocation à produire des technologies, mais ont plutôt pour objectif de promouvoir la création de programmes d’enseignement et la réalisation de programmes de recherche de base sur des domaines d’intérêt pour le Groupe, y compris dans le champ des sciences humaines et sociales.

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