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Multimodalité et intermodalité : à la découverte des nouvelles mobilités

Intermodalité et multimodalité

Le lundi 23 novembre, la Fondation PSA Peugeot Citroën organise un débat sur la thématique « Comment concilier environnement et mobilité ? Quels enjeux pour notre société ? ».
Des invités tels que Carlos Tavares, Président du Directoire de PSA Peugeot Citroën, Joël de Rosnay, scientifique et prospectiviste, Florence Gilbert, Directeur Général de Wimoov, Olivier Appert, Président de l’académie des technologies ou encore Mathieu Flonneau, enseignant chercheur, aborderont ainsi les enjeux de la mobilité du futur.

À cette occasion et pour mieux comprendre le phénomène des nouvelles mobilités et les enjeux qui y sont liés, nous republions cet entretien avec Léa Marzloff, experte du sujet au sein de Chronos, cabinet d’études et de prospective et Brigitte Courtehoux, Directrice de Business Unit Services Connectés et Mobilité de PSA Peugeot Citroën.

« Accompagner les attentes des clients »

Pourquoi s’impliquer dans les nouvelles mobilités lorsqu’on est constructeur ? « En tant que constructeur, nous devons accompagner les nouvelles attentes de nos clients pour leur apporter fluidité et simplicité dans leurs usages. La mobilité est un droit humain, nous cherchons à y faciliter l’accès pour tous.» explique Brigitte Courtehoux.
La Business Unit de PSA Peugeot Citroën a ainsi développé une offre complète de services répartis sur trois segments et répondant à ces nouveaux besoins :
– l’auto-partage urbain : via un partenariat stratégique avec le groupe Bolloré, et l’offre Citroën Multicity à Berlin
– l’auto-partage en entreprise : avec l’offre Share Your Fleet
– la Location Courte Durée et le VTC (voiture de tourisme avec chauffeur) : avec MU By Peugeot

Quel intérêt un constructeur a-t-il à investir pour proposer ce type d’offres ? « Ces offres peuvent permettre à un constructeur d’étendre son métier tout en facilitant la vie à ses clients. » répond Léa Marzloff. « Mais c’est également une tendance de fond : nous sommes dans une logique d’optimisation des ressources disponibles quelles qu’elles soient, le parc automobile n’y échappera pas. »

Mobilité : que veulent les usagers ?

Commençons par poser une question simple : quel type de mobilité les clients ou usagers recherchent-ils ?
« L’usager souhaite une mobilité facilitée, pouvoir utiliser le meilleur mode de transport selon son envie et le contexte dans lequel il se trouve. Jusqu’à récemment les mondes de l’automobile et du transport public s’opposaient. Aujourd’hui des passerelles se créent via des partenariats entre les offres de voitures en partage, transports en commun et vélos en libre-service. »

Pour les acteurs des mobilités, il est donc important de favoriser la multimodalité (permettre à l’usager de connaître, essayer et choisir parmi différents modes de transports) mais aussi de faciliter l’intermodalité (soit la combinaison de différents moyens de transports sur un même trajet). Pour ce faire, il faut encore aller plus loin dans l’accès à l’information et le développement de services et infrastructures facilitant l’intermodalité.

Quelle place pour le constructeur automobile dans ce paradigme ? Le rôle de facilitateur ! Pour favoriser l’intermodalité, le constructeur pourra par exemple travailler à l’accès des informations sur les différents modes de transports directement dans l’habitacle du véhicule connecté. Il pourra ainsi favoriser l’intégration fluide de la voiture dans un système de transports variable et complexe.

Quelles tendances pour la mobilité de demain ?

Du côté de l’usager, Léa Marzloff en souligne trois :

« D’abord une tendance à la réduction des déplacements subis : grâce au télétravail ou en cherchant à travailler plus près de leur domicile, les usagers vont tenter de réduire le temps passé dans les transports pour rejoindre leur lieu de travail.

Ensuite une mobilité en partage : la mise en commun des informations et des équipements prend de l’ampleur. Du partage physique, avec l’autopartage, les moyens de transport en libre-service (comme les Vélib’ ou Autolib) mais aussi du partage d’information, avec des applis permettant à chacun d’informer les autres usagers sur le statut d’une ligne de transport, d’un accident ou de travaux par exemple.

Et enfin l’intermodalité : en améliorant les aménagements et infrastructures physiques permettant de changer de façon plus aisée de moyen de transport. L’amélioration de l’intermodalité passera également par une meilleure intégration de l’information (affichage et numérique) et des supports de réservation et paiement qui permettront à chacun de se déplacer plus facilement et de façon plus fluide »

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