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Amsterdam, championne des mobilités douces

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C’est le paradis des cyclistes. A l’heure où ses cousines européennes sont victimes d’engorgements automobiles, Amsterdam fait la part belle aux vélos et aux piétons. La preuve, aux heures de pointe, les habitants d’Amsterdam sont 29% à se déplacer à pied et 32% enfourchent un vélo. Quelles sont les recettes d’un tel succès ?

Ils font désormais partie de la carte postale, au même titre que le marché aux fleurs, les canaux ou le Rijksmuseum. A Amsterdam, il y a presque un vélo par habitant. Mais cela n’a pas toujours été le cas. Dans les années 70, la ville est noyée sous les voitures et affiche un taux record d’accidents mortels. A tel point que la sécurité routière devient le cheval de bataille de groupes de pression citoyens. Les autorités réagissent et commencent par mettre en place des « woonerfs », des rues où les automobilistes n’ont plus la priorité et doivent s’adapter aux piétons et cyclistes.  Mais surtout, la ville aménage 400 kilomètres de pistes cyclables. Le succès est tel qu’aujourd’hui, plus d’un habitant sur deux parcourt chaque jour Amsterdam à vélo.

Les transports en commun pour remplacer la voiture

Dans le même temps, Amsterdam poursuit une politique de réduction de la voiture. D’ici cinq ans, 10 000 places de stationnement devraient disparaître. Derrière Londres, Amsterdam est d’ailleurs devenue la ville où le stationnement est le plus cher : 7,50 euros par heure dans le centre ; 6 euros en périphérie. Une manne pour la mairie, qui lui a permis de réinvestir 400 millions d’euros dans les tramways et bus propres. Et pour inciter les Amstellois à laisser leur véhicule au garage, les transports en commun sont désormais gratuits pour les enfants de moins de 12 ans les mercredis et les week-ends. 

C’est plus précisément la voiture thermique qui est dans le viseur des autorités. Elle sera interdite d’accès au centre d’Amsterdam d’ici 2030. Date à laquelle seuls les véhicules roulant à l’électricité ou à l’hydrogène seront autorisés. Aujoud’hui, pas moins de 2 700 bornes de recharges jalonnent déjà les rues de la ville mais la municipalité prévoit d’en installer gratuitement chez les habitants qui feront l’acquisition d’une voiture électrique. Au plan national, les Pays-Bas se sont fixés l’objectif d’installer une borne tous les 25 kilomètres et d’exonérer les voitures électriques de frais de péage. 

Télétravail pour limiter les trajets pendulaires

Pour désengorger le centre-ville, Amsterdam encourage aussi le télétravail grâce à la multiplication de « smart work centers » : des grands espaces de coworking situés à proximité des zones résidentielles, équipés d’internet à très haut débit et qui évitent aux salariés de traverser la ville pour se rendre au bureau. En limitant les trajets pendulaires, les embouteillages ont été réduits de 20%. Selon la ville, les locaux administratifs occupent désormais 40% d’espace en moins et les salariés ont gagné 20 jours par an en productivité. Autant de mesures qui rapprochent un peu plus Amsterdam de son objectif ambitieux : l’éradication totale de ses émissions de CO2 d’ici 2030. De quoi asseoir encore un peu plus son statut de championne du monde des mobilités douces.

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