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Plateformes de mobilité : mode d’emploi

Impossible de parler mobilité sans évoquer les plateformes de mobilité. Publiques ou privées, elles permettent à tous ceux pour qui se déplacer n’est pas une évidence, de gagner en autonomie. Explications.

Des équipes de formateurs qui aident les publics dits fragiles à se tourner vers le transport le plus adapté à leur situation…  Il en existe plus d’une centaine en France aujourd’hui. Elles sont principalement portées par des associations impliquées dans le secteur social. Mais elles peuvent aussi être développées par les collectivités territoriales pour proposer des solutions à l’enclavement. On trouve d’ailleurs plus de plateformes en milieu rural et périurbain, là où les difficultés de mobilité sont plus nombreuses.

Des plateformes pour devenir autonome

Ces structures proposent un diagnostic, des solutions ou un accompagnement individualisé à tous ceux qui rencontrent des difficultés pour se déplacer. « Se rendre à un rendez-vous médical, à son travail, à un entretien professionnel, retrouver du lien social… Les plateformes de mobilité sont tout simplement là pour rendre aux personnes accompagnées la liberté de sortir de chez elles », explique Thomas Chevillard, président Mob’in France, un réseau qui fédère 150 acteurs territoriaux de la mobilité inclusive.

Avant d’être orientés vers une plateforme, les bénéficiaires sont détectés par Pôle Emploi, les missions locales, les chantiers d’insertion, les assistantes sociales ou les établissements spécialisés dans le handicap… Ainsi, grâce au soutien de ces structures, les personnes à mobilité réduite, en insertion sociale et professionnelle ou les personnes âgées peuvent devenir pleinement autonomes dans leurs déplacements – ce qui constitue un grand pas dans une démarche de réinsertion.

Un accompagnement personnalisé

Certaines plateformes sont exclusivement numériques et ne proposent pas de suivi individuel. Pourtant, la clé de la réussite repose souvent sur l’accompagnement par un conseiller. Il est spécialement formé pour détecter les problématiques et les besoins du bénéficiaire, avant de l’accompagner vers les solutions de mobilité les mieux adaptées à son profil.

« La démarche d’accompagnement fait toute la différence. Car, qu’elles viennent pour passer le permis de conduire ou pour louer un véhicule, les personnes que nous suivons ont besoin d’être soutenues plus globalement dans leur mobilité. Cela passe par penser leur budget de déplacement, apprendre à se repérer sur le territoire, lire une carte de bus ou encore se familiariser aux outils numériques. » commente Thomas Chevillard.

Et les résultats sont là. « Plus de 80% des personnes suivies évoluent vers une mobilité autonome et durable. Et pour la moitié d’entre eux, on constate de réels progrès en matière d’insertion sociale » se réjouit-il.

Vers un Label qualité des plateformes de mobilité

A l’heure actuelle, il n’existe pas de modèle établi qui soit commun à toutes les plateformes de mobilité réparties sur le territoire. Chaque structure s’est créée selon le besoin de son territoire, en partenariat avec les acteurs sociaux. Résultat ? Il existe une diversité importante. Pour Thomas Chevillard, s’il s’agit d’une grande richesse, il faut également s’atteler à développer un Label qualité pour les acteurs d’une mobilité plus inclusive. C’est d’ailleurs un de ses axes de travail pour Mob’in France.

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