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Autonomie, le maître mot ?

Le jour où des voitures autonomes  – de véritables robots en fait ! – déambuleront sur des routes intelligentes qui les informent des conditions de circulation en temps réel est-il lointain ? A priori non, si l’on en croit quelques dernières avancées dans ce domaine…

Et d’abord, quel intérêt aurait-on à laisser notre (chère) voiture se conduire toute seule ?  Une étude de Gizmodo nous invite à regarder la vérité en face : l’homme est faillible. Par nature.  Il franchit une limite de vitesse ? La voiture autonome adapte sa vitesse automatiquement. Il ne voit pas l’obstacle ? Elle le « capte » et l’évite. Il s’assoupit ? La voiture garde la trajectoire… Allons plus loin et imaginons un livreur dans son camion de marchandises. Il peut préparer ses factures, gérer son planning, démarcher ses futurs clients, tandis que son véhicule se dirige tout seul vers le prochain point de livraison… Quel binôme !

Du co-pilotage à la voiture autonome

Les avancées dans le domaine sont réelles aujourd’hui : le MIT a récemment développé un système de « co-pilote intelligent » qui améliore les performances du conducteur et « prend  le volant » à sa place quand s’il s’agit d’éviter un danger. Ceci grâce à un arsenal de technologies embarquées – cameras, capteurs lasers et algorithmes en tous genres.

Google va plus loin avec sa Google car entièrement automatisée. Son dernier exploit est d’avoir parcouru  500 000 miles sans aucun accident sur des routes homologuées au Nevada. Il en ressort  des avantages certains : libérer du temps pour les conducteurs, réduire considérablement le nombre d’accidents de la route et réduire les émissions de polluants en fluidifiant les trajets. De plus, c’est un pas énorme en termes d’autonomie pour les personnes à mobilité réduite qui pourront ainsi se déplacer seules sur la route…

Vers des transports en commun autonomes ?

La société française Induct, qui développe des modes de transports collectifs autonomes, a présenté sa nouvelle navette électrique Navia pouvant accueillir 8 passagers et rouler à 20 km/h. La « Navia » est équipée d’un GPS, de lasers télémétriques, de différents capteurs et autres gyroscopes.  Elle est capable de juger son environnement et de se diriger à partir d’une carte préenregistrée ! Sa batterie lui permet de parcourir 150 km, mais l’objectif est de lui fournir des super-condensateurs qui seront chargés à chaque arrêt en quinze secondes !  Voir ici les explications techniques sur circuit. Dès lors, on imagine les films de science-fiction devenir réalité où croiser des petites navettes autonomes en allant chercher son pain devient normal…

Et pour les infrastructures ?

Sachez que l’autoroute intelligente arrive ! Courant d’année, elle avertira les automobilistes des changements climatiques comme la neige ou de fortes pluies grâce à des marquages au sol fluorescentes. Les voitures électriques, disposeront même d’une bande de recharge électrique sur une voie à part. Voir l’excellente vidéo (1 min) qui résume bien l’innovation ! Cette autoroute devrait être mise en place courant 2013 aux Pays-Bas. Nous imaginons déjà notre voiture autonome recevant les informations en temps réel sur les conditions de roulage, fournies par la route elle-même… Alors préparez-vous à programmer vos GPS !

Et la ville dans tout ça ? 

La question est de savoir quand et comment les villes intelligentes ou villes 2:0 seront prêtes à accueillir ces nouvelles venues. Et au-delà de l’exploit technologique qui ouvre la voie à des robots autonomes dans nos rues, on peut aussi se demander comment notre société va globalement accueillir ces nouveaux éléments dans notre quotidien. Nous ne manquerons pas de faire l’enquête, mais vous avez peut-être déjà – sûrement ! – des éléments de réponse ?

 

Aurélie Denizanne

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